T256 / cellule [ ] présence

2010 mars 13
by laurentchambert

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cellule [

"One small step" , 2010

] présence

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La musique et sa réception subjective, une expérience de la solitude, sans la peur

La musique ou – entendre l’être vibrant dans son existence même, la vie au dedans d’elle, une expérience renouvelée de l’intime, de ce qui échappe en nous, à nous même, déborde les limitations de la compréhension, de l’image arrêtée. Dans un flux, dans son temps réel, l’amplification des sensations, l’excitation de la sensibilité, une forme de lucidité. La musique révèle des équilibres et déséquilibres intérieurs, l’infini des possibilités, l’aptitude à se faire entendre à soi et d’une certaine façon à l’autre. Il y a égalité dans l’acte d’écoute entre celui qui produit le son et celui qui le reçoit, l’appropriation manifeste avec la possibilité de faire sien une extériorité pourtant saisie au plus éloigné de soi. La prescription collective – un placage, la contrainte de l’écoute finalement toujours déjouée par l’aptitude à entendre seul. Quelque soit l’administration, l’organisation de sa réception, de son usage, de sa diffusion, l’attribution de ses fonctions, la musique demeure le lieu dédié d’un lien direct, partage, passage, l’expression de ce qui peut être ressenti, perçu, capté, de l’expérience singulière du corps et de l’esprit, du voyage immobile, de l’élastique détachement sans la rupture, de la distance, de l’éloignement possible, ailleurs.

Son détournement manifeste pendant les périodes sombres de l’histoire récente au profit de l’édification d’un sentiment de masse, la captation de sa puissance, tient à l’imposition de l’image – cliché, du mot d’ordre vociférant dans le vide – le silence qui suit, l’autoritaire annexion du bouleversement subjectif, une falsification de la mémoire suite à l’ouverture des esprits. Ainsi, l’extraordinaire détachement que nous procure la musique pour percevoir notre réalité sera souvent réapproprié, replié sur, récupéré par tout ce qui se passe avant et après son exécution, par toutes les imprégnations qui structurent nos vies, sociales, culturelles, ce que nous croyons savoir, ce que nous voulons penser, montrer, comparer, nos retours les pieds sur terre.

Parler de musique, une façon de se définir mais aussi de passer à côté, elle qui réside dans ses jeux, le déploiement de sa temporalité. La culture développe l’étendue de nos connaissances mais elle en fixe aussi les cadres qui orientent nos conduites. Elle est le reflet d’un collectif, d’un temps, elle donne ce vers quoi se diriger pour l’adaptation à une époque, à une société. Echanger, oui, autour de la musique est du plus haut intérêt politique, toucher d’une certaine façon à ce qui nous relie, rassemble ou éloigne mais aussi à la façon dont nous voulons vivre ensemble. Echanger autour pour interroger les réductions induites ou forcées aux formats des tubulures, contraintes technologiques, contrer la tendance de l’évaluation à la conformation, une version de l’adaptation à finalité positive distillée sans cesse à travers des modèles (dits) de réussite, l’intelligence réduite à sa dimension réactive, au tac au tac. La musique n’est pas pour autant l’expression d’un désir d’autonomie, elle répond à la nécessité d’une indépendance, au besoin d’un espace vital. Elle offre une distanciation, ses moyens, à l’intérieur des environnements vastes ou réduits voire coercitifs. Echanger autour, l’appel d’un renouvellement et la transformation des cadres de sa propre inscription, les moyens de son développement, de sa création, de sa diffusion.

# Laurent Chambert

éclair [..] foule

la tentazione di abitare

2010 mars 12
by Marta Orlando

Senza titolo-1

Elementi architettoni strutturali, funzionali e compositivi spontanei. (2)

Toilette all’aperto.

Ripostiglio sul vano scala.

Armadietto ricavato da una nicchia nella muratura.

Stendiabiti provvisorio.

Text and pictures by Marta Orlando.

Guillaume-Loizillon-sur-webSYNradio-11-18-mars-2010

2009 octobre 2

GUILLAUME LOIZILLON

Playlist webSYNradio

1/
Guillaume Loizillon : Sale Affaire (1999, CD Imposture TRACE 010)
2/
Charles Amirkhanian : RADII (1972, Source ubuweb)
3/
Dièse 440 : Le curé : (1981, 33t à paraître)
4/
Takehisa Kosugi : Catch Wave, extrait (1975, Source ubuweb)
5/
Tony Mottola : Kemo Kimo (1963, 33t Tony Mottola plays country & western)
6/
Charles Dodge : Speech song (1973, 33t 10+2 : American text sound pieces)
7/
David Caroll : Nola (1963, 33t Solo encores)
8/
Z’ev : Salts of heavy metals, extrait (1981, maxi 45t, Salts of heavy metal)
9/
Julien Blaine & Guillaume Loizillon : Calmar (1999, CD 3 contre 1, TRACE 009)
10/
Laurie Anderson : N.Y social_life (1977, 33t New music for electronic and recorded media)
11/
Gregory Whitehead : Ice Music (1997, Source ubuweb)
12/
Guillaume Loizillon : Logomanie (1999, CD Imposture TRACE 010)
13/
Jean François Pauvros : Trash (2007, CD Documents TRACE 026)
14/
Karlheinz Stockhausen : telemusik, extrait (1966, 33t Deutsche Gramophon)
15/
Guillaume Loizillon : fontière (2010, à paraître)
16/
Michael Nyman : Mozart (1981, 33t A day in october)
17/
Guillaume Loizillon : Géométrie (1985, inédit)
18/
Sun Ra : Sun ra meets Sun Ra, extrait (1987, John Cage meets sun Ra, Source ubuweb)
19/
Guillaume Loizillon : machinapenser (1985, inédit)
20/
Joel Hubaut : The-Beauty-In-Breathing, extrait (1992, Source ubuweb)
21/
Laurie Anderson : Time to go (1977, 33t New music for electronic and recorded media)

——
ECOUTER

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Jours et heures de diffusion, semaine du 11 au 18 mars : 12h,18h, minuit, 7H puis jusqu’au 18 février, mêmes horaires.
Ecouter la playliste de Guillaume Loizillon sur votre lecteur

Podcast RSS2S’abonner au podcast

gloizillon-websynradio-fr600

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ENTRETIEN

TRACES

Guillaume Loizillon, Dominique Balaÿ, février 2010

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la tentazione di abitare

2010 mars 5
by Marta Orlando

Senza titolo-2

elementi architettonici strutturali, funzionali e compositivi spontanei

soluzione di facciata

superfetazione funzionale

sistema di chiusura

armadio

Text and pictures by Marta Orlando.

Chateaubriand et moi Sylphide Réalisée, Livraison I

2010 mars 3
by bsfex

Ch. et Moi : Ouverture

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« Lit froid de notre enfance » p. 45

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« Débuter par méfiance de l’intelligence » p. 62

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TAIEB Lucie, Le poème comme lieu de mémoire : de l’écriture de la violence historique à la transmission d’une mémoire (Nelly Sachs, Edmond Jabès, Juan Gelman). (Code thèse : T0016983)

2010 mars 2
Commentaires fermés

« Le fait d’être en marge lui donne une liberté d’expression contre la parole figée. »

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 (à propos de Juan Gelman)

« Quand on passe à la première personne du pluriel, il y a les soupirs sans tombe qui se glissent dans leur souffle. »

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 (à propos de « Eclipse d’étoile » de Nelly Sachs)

« On continue de voir dans le SS, un être humain. »

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 (à propos de « Le Livre des questions » d’Edmond Jabès)

« Même si la frontière est brouillée, elle existe toujours. »

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 (à propos de « Le Livre des questions » d’Edmond Jabès)

la tentazione di abitare

2010 février 26
by Marta Orlando

5330_1186147583355_1518248341_495377_8041736_n

È curioso scoprire che l’uomo che per primo sfidò le leggi religiose dando forma al segno zero, l’uni­co non riferito a cosa creata, dando così il via all’eresia dell’astrazione come co­noscenza e consentendo il calcolo scritto sia una persona anonima, non ci sono tracce che lasciano supporre il nome del portatore di questa scoperta.

Restando nel campo dello zero, della negazione, in un campo esteso alle dinamiche sociologiche ed antropologiche che portano alla fondazione delle città contemporanee si possono rintracciare in quest’accezione tutti i significati ultimi del rapporto tra uomo e tessuto urbano.

Il numero positivo è proprio della creazione, della volontà divina ed umana di apporre un marchio visibile, riconoscibile, accentratore.

Di contro, lo zero, e da qui, i numeri negativi, sono il superamento di questa fase, la sovversione dell’ordine, una tendenza all’infinito.

La superficie terrestre, seppur sconfinata non è infinita, ma il ripetersi di alcuni panorami la rendono tale, la qualità dell’anonimia di alcuni edifici ed alcuni luoghi è come se tracciasse un segno circolare, ed il cerchio è l’infinito per eccellenza.

I teli che coprono le facciate in disuso, o in costruzione, o in riqualificazione sono uno degli esempi della qualità anonima della nostra percezione del paesaggio, qualsiasi città, che sia metropoli o piccolo centro ha, ha avuto, ed avrà sempre edifici occultati per necessità e per utilità. A volte rimangono li, oltre la durata dei lavori per così tanto tempo che risulta difficile ricordare la forma, o il colore della facciata, risulta un non luogo che si ripete all’infinito in tantissime altre città, e che ne determina il valore di panorama zero al punto di raggiungere uno stato di spaesamento nella fruizione visiva.

Text and picture by Marta Orlando.

10 révolutions (133-132) / Pierre Vinclair

2010 février 22
by Droit de Cités

Révolution 133

Qu’est-ce qu’une planète ? De cette matière oui songeront nos sages.

Ils marcheront, mains attachées derrière le dos, la tête coincée dans les omoplates pliées, creusant les mêmes traces rondes dans la poussière – pareils à des forçats condamnés à cercler l’œil du rien. Parmi eux Zoroastre, cent dix-huit ans (il pourrait aussi bien fêter son trois millième anniversaire) et dont la barbe clairsemée, sur le cuir mat d’un visage osseux, ne s’ouvre que pour murmurer : l’essence d’un être est son successeur au même lieu. Et le vieillard se baisse, ramasse le caillou dans lequel vient buter son pied, le jette ; celui-ci vole comme une comète. Lorsque nous baisserons les yeux nous verrons, à sa place,

une argentine. Ainsi de nos révolutions.

Révolution 132

On n’a que ce qu’on mérite. Voici venue l’année des décapitations.

Qu’on bâtirait, sous la voûte des villes, ces réseaux denses de tubes au fond desquels se distribuerait l’objective vérité du réel, sublimée dans des perles d’informations – qui parmi vous, ne l’a pas cru ? Que les journalistes, et les politiciens, ne seraient plus alors qu’insignifiants fusibles, rendant au peuple de maîtriser par la parole ses propres gestes – comme nous avons été naïfs ! Nous mourrons, démocrates. Et dans la pénombre aujourd’hui sans haut ni bas nous n’entendrons désormais plus, éclats dans ce silence, que le bruit des fusibles qui sautent – ô pauvres journalistes ! – et la symphonie pathétique, en combien de morceaux, des hommes qui craquent de n’avoir été que ce qu’ils sont. Dans ce sol, du pétrole ; de la roche en fusion

dans le trou de mes veines. C’est par ici, que toute chose a un nom.

Eau « Asie » (1) / Pierre Bruno

2010 février 22
by Droit de Cités

Sous la table, nos chevilles tressées

À fleur de tes cuisses d’acanthe, ta beauté si dérobée,

Ma LOU noire, il y a la temps d’une douleur suraiguë :

l’herbe s’est arrêtée de respirer, la lumière a coiffé son hennin

d’hiver brutal comme un ciel sans voûte.

Peut-être seulement nous en irons nous de nous

se lira l’amour ayant eu été (…) between the flowers.

HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE

(LÉTHÉ)

Déjà en pâtir : André Chénier. Début du symbolisme. 1909. Victor Segalen. Début du symbolisme. José Maria de Heredia. La feuille se casse, d’être « dorée». Puis Conflit. Ça ne s’assagit pas.

André Chénier – Les grecques et les latines, féminines ! Début du « vol gerfaut » ? La feuille cassée en deux, le geste de « feuilleter » est conservé, sans verso seul. Album de cecis, de celas. Briques et tuiles.

L’I, dis-le : Chateaubriand élève, De Rousseau. Perfection de sens. Une incomprise douleur « dore » les pas de porte. Un rien a fait mieux, devançant toute suite.

Un signe, un absent, un berceau ; le seuil d’un « chien » : Dante Gabriel Rosseti brûle en enfer. Derechef le début. Un rien qu’indifférent bât, sans être empêché de battre. Blessée Beauté. Entre milieu et centre, un verbe feint : « citations » d’Egmont.

Après l’époque de dérivation (Rimbaud
(   ) Lautréamont (    ) Sade (    ) Bataille (    )

Artaud  (    ) ), on arrosa et embellit. La lèvre de la terre et la lèvre du ciel, ne pure, une, i, coi baiser.

Salut à plusieurs hydres : j’abaisse Jabot ; jaloux, J’abaisse edmont Jabot, jeune voix.

Ou va, ou bien. « Les oiseaux ». doré comme les oiseaux, rien comme les oiseaux, seul comme les oiseaux, i comme les oiseaux, métaphore comme. Lecture : Les lis des champs et les oiseaux du ciel.

Est-éthique : « ou » contre « hier ». B.recht, sur l’étagère de Staël. D’où un blanc, couleur contraire ? Une fenêtre, émue, ouvre au ciel, se détachant sur la tuile. humaine. « île en soie ».

Racine : 1 500 mots. Pérec : une lettre en moins. Baudelaire : Les phares. nevermore s’apparente.

VIRGILIE

I have no past

but a pass

for passing through the path

which is my witch.

Aîné : entends qu’accidenté

entre le taon de l’enveloppe humaine

et le tant inactivable du désir,

gelé où s’est tue l’histoire, ô lu…

or virgule mi.

Eau : delà d’un seuil, entends couler

la flûte de la voix – son commencement est l’uni vert.

Un monde clos rythme les palpitations des côteaux.

Dans les suspensions du brouillard de l’aube

dort une âme, obscur délivre… la souterraine retenue.

Pour un livre lu, combien d’iambes morts, non élus ?

Cime, terre.

Liber, libris. Dépouillé du songe maternel,

il s’endormit sous une ligne de l’Énéide,

réveillé par la verdeur du prochain vers.

Sino ouvra le cheval. Dido

refermit deux fois la même plaie.

Du temps se tend, dé à rompre l’âme,

– au chant.

Le Pô, non le fleuve,

où scintille la langue de si.

Ille descendit le Mississipôtamie.

L’aure Virgile mie.

Number & notes :

four, mi.

18 lettres à ma fille / lettre des 80 ans

2010 février 21
by Arnaud Friedmann

pas de lettres publiées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 19
by Marta Orlando

roulotte verde

In « Architecture and disjunction » Bernard Tchumi propone una nuova triade in sostituzione di quella vitruviana.

Spazio, evento e movimento, secondo l’architetto svizzero costituirebbero oggi chiavi di lettura molto più adatte di una firmitas ormai superata sia nel suo significato di solidità che in quello di aspirazione all’eternità, di una utilitas difficilmente discernibile nel continuo cambiamento di usi e obiettivi, di una venustas inafferrabile e ampiamente emarginata dallo stesso campo di riflessione artistica.

La nozione di evento, con il suo carattere mutevole e aleatorio, mette in crisi ogni idea di forma espressa attraverso assetti definitivi, ponendo in rilievo quello che accade e soprattutto quello che può accadere in un qualsiasi spazio, anche al di là delle previsioni.

È evidente, in questo sforzo di trasformazione della disciplina, non solo il tentativo di mantenersi in contatto con una realtà in costante e accelerata mutazione evolutiva (cfr. Paul Virilio,A landscapes of events), ma anche di ampliare la capacità dell’architetto di rispondere a situazioni che sfuggono alle sue capacità di comprensione e intervento. Si tratta di un approccio che rispetto al sistema di sicurezze che regge la pratica del progetto architettonico risulta tanto destabilizzante quanto aperto a nuovi sviluppi, dove alla intenzione di suddividere e confinare si sostituisce la ricerca e l’amplificazione del possibile, dell’inaspettato.

Text and picture by Marta Orlando.

VAN DE CASTEELE Arnaud, Artemisia Absinthium Revival – en quête du goût perdu – sociologie et anthropologie des pratiques de production, de consommation et des processus de construction patrimoniale et identitaire autour de l’absinthe. (Code thèse : V0008063)

2010 février 16

« Une rhétorique pour en parler de façon relativement ouverte mais assez discrète. »

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« Tout s’apprête comme un spectacle. »

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« On a des opalescences qui se forment et on appelle ce moment-là, le moment du trouble. »

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« Il y a une fierté à reconnaître cette plante comme attachée au terroir. »

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Consulter le site absinthologique d’Arnaud Van de Casteele

T256 / éclair [ ] foule

2010 février 15
by laurentchambert

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éclair [

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

"Persistance(s)" (sélection), 2010

] foule

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«L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.»
Marcel Proust – Extrait de A la recherche du temps perdu

Je n’ai plus en mémoire le cheminement de pensée qui m’a conduit à lier éclair et foule. Cette proposition sans résultat demeure une opération en appel de son effectuation. La réalité peut être éclairée à la lumière du passé, ici, la tournure proposée engage délibérément l’expérimentation, l’épreuve à venir. T256 pose comme l’un de ses enjeux l’idée d’outil ; les combinaisons sont comme des paires asymétriques, les lames d’un ciseaux, le marteau arrache-clou, les yeux d’un visage. L’influence prégnante et grandissante du technologique conforme notre usage du langage et nous incline finalement au littéral, à l’adéquation du sens avec le mot. Il y a certes contradiction avec le fonctionnement même de l’imaginaire classique pourtant une nouvelle sensibilité est possible avec le déploiement dans un mouvement, la transversale, le déplacement via une dimension originale. De l’un, l’autre, le pendule voyage. Un mot trouve souvent sa correspondance visuelle, l’imposition de sa représentation, son illustration. L’image pose depuis longtemps la problématique du temps, de son écoulement inexorable et fatal. Faire un « arrêt sur image », une prouesse technique qui fascine l’homme bien avant l’invention photographique avec l’expérience de la représentation – du latin repraesentare « rendre présent ». Les arts majeurs ont démontré leur résistance à l’illusion jusqu’à l’ère de la reproductibilité technique renversante. L’adéquation idéalisée entre original et copie permet à l’image de l’emporter. Elle ne demeure pourtant que l’emballage de l’imaginaire même si elle prétend en être un aboutissement. Une échappée possible, une combinaison sans résultat, c’est le regardeur qui fera l’oeuvre. *

Laurent Chambert

* «Somme toute, l’artiste n’est pas seul à accomplir l’acte de création car le spectateur établit le contact de l’œuvre avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif.» Marcel Duchamp

18 lettres à ma fille / chapitre 18

2010 février 14
by Arnaud Friedmann

Ce texte participe d’un atelier d’écriture en ligne

/ proposé par Arnaud Friedmann.

/ vous pouvez connaître la règle du jeu ici, si vous souhaitez participer et rédiger la lettre des quatre-vingt ans, en adressant votre texte avant dimanche 21 février à 19h.

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Le dernier jour. Quand j’étais gosse, les derniers instants étaient toujours les meilleurs. Aujourd’hui, dernier jour. Béatrice joue. Jouera demain. Prononcera « papa » en regardant sa mère. Apprendra à ne plus utiliser ce mot. A se protéger des larmes dans les yeux de Nathalie.

Le dernier jour. Tout à l’heure, dernière lettre. Ma main tremble. Un vieux qui écrit à une vieille. Un père de trente-trois à sa fille de quatre-vingt.

Madame. Je ne peux pas m’adresser à cette femme de quatre-vingt ans autrement. Madame, quand vous lirez cette lettre, vous aurez deux fois et demi l’âge que j’avais quand je vous ai quittée. C’est presque drôle, mais je ne souris pas. Je serre mes doigts douloureux sur le stylo. Madame. Je ne peux faire autrement que de vous vouvoyer. Je ne connais rien de vous, c’est pourtant vous que j’aurai le plus aimée.

Le dernier jour. Pas la force d’être en révolte. A quoi bon cette existence dépensée ?

Les yeux me brûlent. J’ai hâte que tout soit fini. Je ne tiens plus que pour achever la dernière lettre. La signer, de mon prénom. Pas papa. Les vieilles de quatre-vingt ans n’ont plus de papa depuis longtemps.

Vers quatre heures, les ambulances. La mère de Béatrice.

Dans l’ambulance, je ne me retournerai pas. La nuque me fait trop mal.

Je ne me retournerai pas. A quoi bon se retourner ?
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18 lettres à ma fille / lettre des 50 ans

2010 février 14
by Arnaud Friedmann

pas de lettres proposées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 12
by Marta Orlando

la chanson des vieux amants (bw print, 35x50 cm, 2008)

Panta rei. 

Un aspetto fondamentale nel processo di cambiamento del modello abitativo  è legato all’apertura della nostra cultura tradizionale alle influenze provenienti da altre culture, come quella americana o orientale, che la velocità dei mezzi di comunicazione e il sistema economico ormai organizzato su scala mondiale e non più legato alle economie locali hanno reso più vicino.

Si sono quindi sostituiti ai valori classici di stabilità e curabilità, da sempre legati all’architettura, nuovi concetti come temporaneità, flessibilità e mobilità.

La casa contemporanea può facilmente diventare una dimora temporanea, emblema della mobilità che caratterizza la nostra epoca.

Di conseguenza l’uomo, in funzione della temporaneità diventa, o ritorna nomade, attraversa quotidianamente frontiere culturali, fisiche ed immateriali, per adeguarsi alle condizioni di flessibilità di vita e di lavoro.

La trasformazione della vita quotidiana e la natura delle forme urbane diventano i fulcri della contestazione portata avanti da gruppi come il Team Ten, o i Situazionisti, o singoli come Buckminster Fuller e Yona Friedman.

Si ricercano nelle loro esperienze  nuovi modi di vivere e di abitare lo spazio fisico, una maggiore partecipazione e comunicazione che portino alla creazione di una società nuova, finalmente svincolata dalla rigidità propria del movimento moderno e più vicina ai sensi.

Text and picture by Marta Orlando.

Chateaubriand et moi sylphide réalisée, par Antonin-Tri Hoang (saxophone) et Elena Andreyev (violoncelle) – PRESENTATION

2010 février 8

Chateaubriand et moi sylphide réalisée est un atelier d’improvisation musicale dont  l’allume-gaz  est le volume des Carnets de Marcel Proust paru chez Gallimard (2002).

Véritable mine poétique, rythmique, électrique, ces carnets sont l’expression d’une extraordinaire activité mentale. Quel est le son de cette activité, se demande-t-on à la lecture de ces carnets qui excitent un vouloir-entendre peu commun.

Nous choisirons à chaque rendez-vous  quelques fragments au hasard et qui seront les titres de nos improvisations.

Nous livrerons, à chaque rendez-vous, 2 à 5 « objets musicaux » d’une durée variable allant de 12 secondes à 12 minutes.

Nos séances seront enregistrées « en atelier », avec du matériel simple.  Pas (ou infiniment peu) de montage, à peine d’habillage.

Différence d’instrument,  de génération, de background musical, c’est  résolument  ce qui musicalement nous lie, par le biais de nos oreilles (comme porte-voix mentaux), que nous comptons explorer et fabriquer ici.

Antonin-Tri Hoang, Saxophone

Elena Andreyev, Violoncelle

A partir de fin février-début mars.

18 lettres à ma fille / chapitre 17

2010 février 7
by Arnaud Friedmann

Ce texte participe d’un atelier d’écriture en ligne

/ proposé par Arnaud Friedmann.

/ vous pouvez connaître la règle du jeu ici, si vous souhaitez participer et rédiger la lettre des cinquante ans, en adressant votre texte avant dimanche 14 février à 19h.

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Ne vis plus. Sors Béatrice de son lit, la nourris, la regarde jouer. Néglige ses changes. Ne tiens que pour l’antépénultième lettre. Puis pénultième. Puis ultime, et enfin hôpital, repos, mort. La vie qui pèse à la fin, pas la peur. Presque hâte.

Effort pour regrouper l’énergie pour écrire. Trois lettres encore. Me suis empêché d’appeler la mère de Béatrice, abandonner tout de suite.

Laissé un message sur le répondeur d’Angélique. A dix heures, pour lui demander de ne pas venir. De ne plus venir.

Onze heures, pas venue. Déception. Puis, plus rien. Pas honte de ce que j’inflige à Béatrice. Rien que l’attente des lettres, et la hâte de la mort.

La fin des douleurs.
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18 lettres à ma fille / lettre des 33 ans

2010 février 7
by Arnaud Friedmann

pas de lettres proposées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 5
by Marta Orlando

contenitore

Nell’epoca della postmodernità o della surmodernità, per dirla con Marc Augè,  lo spazio è stato privato della propria storia. Il disprezzo o l’indifferenza per il vissuto dei luoghi, hanno promosso gli spazi a luoghi di consumo premeditato, di attese preconfezionate, di desideri effetto random. L’identità pubblica di una chiesa è la tabella indicante nome e secolo, la spiegazione dettata da una guida turistica virtuale per mezzo di auricolari, un quadro di cui si ha avuto già notizia leggendo un libro d’arte o un saggio critico.

Il paesaggio non viene più vissuto, ma attraversato, e ci si imbatte sempre più frequentemente in edifici che possiedono solo una pelle, che configurano questo paesaggio, in contenitori senza destinazione d’uso, vuoti, bianchi e perfettamente inutili.

Quintali di cemento e ferro sono lì in attesa di un completamento,ci si chiede, a distanza di anni perché siano stati costruiti, o perché non vengono smantellati, eppure rimangono lì, immobili a dare forma a luoghi che resteranno modificati per sempre.

Edifici come questi sono emblematici della condizione dell’uomo contemporaneo, lo spazio vuoto è lo spazio in cui ritrovarsi,  annulla ogni imperativo, disorienta la storia, prospetta una via di fuga.

Proust abbandonando la casa materna è angosciato, l’uomo postmoderno vuole curare Proust , e ha messo a punto una visione che annulla le differenze, che soddisfa le aspettative, che vince l’angoscia, l’horror vacui,la globalizzazione imperiale dei valori del mondo postbellico.

È difficile che un progetto sia istituzionale che urbanistico riesca a controllare e a regolamentare il caos delle periferie, uno dei contributi di rilettura di questi tessuti sono affidati puramente all’attraversamento di questi vuoti, e all’interpretazione intellettuale che può scaturirne. Ancora una volta ci troviamo di fronte a liquidi amniotici, difficili da gestire, la cui vera vocazione potrebbe essere proprio quella del Caos di Esiodo.

Text and picture by Marta Orlando.

10 Révolutions (135-134) / Pierre Vinclair

2010 février 4
by Droit de Cités

Révolution 135

Faut-il s’en émouvoir ? Certains, là-bas, suivent encore le Guide.

Derrière les hauts murs de leur ville, ils mettent au point ces armes que nous possédons depuis longtemps, avec lesquelles nous ne voulons plus jouer. Ils peuvent, dès lors, s’engager dans cette guerre qu’ils gagneraient peut-être – ils ne parviendront pas, lorsqu’ils franchiront leurs portes solides, hurlant dans cette langue que nous n’entendons plus (qui fut celle de nos pères, dont nous ne jurerions pas qu’il n’y a pas là qu’un cri, animal), à reconnaître leurs ennemis, s’ils les rencontrent ; car nous avons changé. Nous oublierons d’ailleurs leurs torts, s’ils acceptent d’abandonner leur masque, de disparaître dans la peau. Voilà bien longtemps, quant à nous, que nous n’acceptons plus pour guides

que des porteurs de bidons d’eau. Car nous lisons l’avenir dans les ouragans.

Révolution 134

Sapience avance. Sous peu, nous saurons imiter les tremblements de Terre.

Pour l’heure, essayons de comprendre ; tremblerait-elle de peur, ou signifierait-elle une colère ? demandent les traducteurs du peuple au Président. Ce dernier, c’en est un, pose son menton sur le poing, fronce les sourcils, et répond la voix grosse d’un oracle que ce n’est pas cette Terre à jamais immobile : mais c’est vous, gronde-t-il, c’est vous qui tremblez, lorsque mes soldats blancs tordent un bras au grand corps collectif qui vous contient, et que vous percevrez, bientôt, comme une prison. Nous rangeons nos micros, sans oser demander le nombre des cadavres qui, cette année, arroseront les sols d’un sang s’égouttant dans les grottes où l’uranium attend. Le sang

le salira, l’uranium. Le sang l’enrichira.