Luca-Francesconi-sur-webSYNradio-4-11-mars

2009 octobre 2

LUCA FRANCESCONI

LA RUMBA, LE FLEUVE ET UN MONSTRE DANS LA GORGE

1/
Carnascialia – Canzone Numero Uno, voice by Demetrio Stratos in Roman’s Dialect (1979)

2/
Xavier Gautier – Rachel (2000)

3/
Adolf Wolfli – Fladermuus

4/
Adolf Wolfli – Musikstuck transkribiert/song 1 (1978)

5/
Demetrio Stratos – Luglio, Agosto, Settembre (Nero) (1973)

6/
Carnascialia – Cruzeiro do Sul (1979)

7/
Jean Dubuffet – Musical Experiments, Temps Radieux

8/
Madawg – Mad Dog

9/
Richard Foreman – Loop 19

10/
Adolf Wolfli – Kapittl schluss – 1978

11/
Concerto Prosodico – Tenzone tropicale (1976)

12/
Seth Price – Video Games Soundtracks 1983 – 1987 – album available at Reena Spauldings Fine Arts, Ny.

13/
Joseph Beuys – Zirkus (1985)

14/
Ghédalia Tazartès – La mort de Berchou.

15/
Demetrio Stratos – Cometa Rossa (con gli Area) (1975)

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ECOUTER

Jours et heures de diffusion, semaine du 4 mars au 11 mars : Jeudi 4 mars à 12h,18h, minuit, 6H puis jusqu’au 11 mars, mêmes horaires quotidiens.

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Ecouter la playliste de Luca Francesconi sur votre lecteur

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ELEMENTS

Luca Francesconi, né en 1979 à Mantoue (Italie), vit et travaille à Paris et Milan.

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la tentazione di abitare

2010 mars 5
by Marta Orlando

Senza titolo-2

elementi architettonici strutturali, funzionali e compositivi spontanei

soluzione di facciata

superfetazione funzionale

sistema di chiusura

armadio

Text and pictures by Marta Orlando.

Chateaubriand et moi Sylphide Réalisée, Livraison I

2010 mars 3
by bsfex

Ch. et Moi : Ouverture

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« Lit froid de notre enfance » p. 45

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« Débuter par méfiance de l’intelligence » p. 62

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TAIEB Lucie, Le poème comme lieu de mémoire : de l’écriture de la violence historique à la transmission d’une mémoire (Nelly Sachs, Edmond Jabès, Juan Gelman). (Code thèse : T0016983)

2010 mars 2
Commentaires fermés

« Le fait d’être en marge lui donne une liberté d’expression contre la parole figée. »

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 (à propos de Juan Gelman)

« Quand on passe à la première personne du pluriel, il y a les soupirs sans tombe qui se glissent dans leur souffle. »

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 (à propos de « Eclipse d’étoile » de Nelly Sachs)

« On continue de voir dans le SS, un être humain. »

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 (à propos de « Le Livre des questions » d’Edmond Jabès)

« Même si la frontière est brouillée, elle existe toujours. »

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 (à propos de « Le Livre des questions » d’Edmond Jabès)

la tentazione di abitare

2010 février 26
by Marta Orlando

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È curioso scoprire che l’uomo che per primo sfidò le leggi religiose dando forma al segno zero, l’uni­co non riferito a cosa creata, dando così il via all’eresia dell’astrazione come co­noscenza e consentendo il calcolo scritto sia una persona anonima, non ci sono tracce che lasciano supporre il nome del portatore di questa scoperta.

Restando nel campo dello zero, della negazione, in un campo esteso alle dinamiche sociologiche ed antropologiche che portano alla fondazione delle città contemporanee si possono rintracciare in quest’accezione tutti i significati ultimi del rapporto tra uomo e tessuto urbano.

Il numero positivo è proprio della creazione, della volontà divina ed umana di apporre un marchio visibile, riconoscibile, accentratore.

Di contro, lo zero, e da qui, i numeri negativi, sono il superamento di questa fase, la sovversione dell’ordine, una tendenza all’infinito.

La superficie terrestre, seppur sconfinata non è infinita, ma il ripetersi di alcuni panorami la rendono tale, la qualità dell’anonimia di alcuni edifici ed alcuni luoghi è come se tracciasse un segno circolare, ed il cerchio è l’infinito per eccellenza.

I teli che coprono le facciate in disuso, o in costruzione, o in riqualificazione sono uno degli esempi della qualità anonima della nostra percezione del paesaggio, qualsiasi città, che sia metropoli o piccolo centro ha, ha avuto, ed avrà sempre edifici occultati per necessità e per utilità. A volte rimangono li, oltre la durata dei lavori per così tanto tempo che risulta difficile ricordare la forma, o il colore della facciata, risulta un non luogo che si ripete all’infinito in tantissime altre città, e che ne determina il valore di panorama zero al punto di raggiungere uno stato di spaesamento nella fruizione visiva.

Text and picture by Marta Orlando.

10 révolutions (133-132) / Pierre Vinclair

2010 février 22
by Droit de Cités

Révolution 133

Qu’est-ce qu’une planète ? De cette matière oui songeront nos sages.

Ils marcheront, mains attachées derrière le dos, la tête coincée dans les omoplates pliées, creusant les mêmes traces rondes dans la poussière – pareils à des forçats condamnés à cercler l’œil du rien. Parmi eux Zoroastre, cent dix-huit ans (il pourrait aussi bien fêter son trois millième anniversaire) et dont la barbe clairsemée, sur le cuir mat d’un visage osseux, ne s’ouvre que pour murmurer : l’essence d’un être est son successeur au même lieu. Et le vieillard se baisse, ramasse le caillou dans lequel vient buter son pied, le jette ; celui-ci vole comme une comète. Lorsque nous baisserons les yeux nous verrons, à sa place,

une argentine. Ainsi de nos révolutions.

Révolution 132

On n’a que ce qu’on mérite. Voici venue l’année des décapitations.

Qu’on bâtirait, sous la voûte des villes, ces réseaux denses de tubes au fond desquels se distribuerait l’objective vérité du réel, sublimée dans des perles d’informations – qui parmi vous, ne l’a pas cru ? Que les journalistes, et les politiciens, ne seraient plus alors qu’insignifiants fusibles, rendant au peuple de maîtriser par la parole ses propres gestes – comme nous avons été naïfs ! Nous mourrons, démocrates. Et dans la pénombre aujourd’hui sans haut ni bas nous n’entendrons désormais plus, éclats dans ce silence, que le bruit des fusibles qui sautent – ô pauvres journalistes ! – et la symphonie pathétique, en combien de morceaux, des hommes qui craquent de n’avoir été que ce qu’ils sont. Dans ce sol, du pétrole ; de la roche en fusion

dans le trou de mes veines. C’est par ici, que toute chose a un nom.

Eau « Asie » (1) / Pierre Bruno

2010 février 22
by Droit de Cités

Sous la table, nos chevilles tressées

À fleur de tes cuisses d’acanthe, ta beauté si dérobée,

Ma LOU noire, il y a la temps d’une douleur suraiguë :

l’herbe s’est arrêtée de respirer, la lumière a coiffé son hennin

d’hiver brutal comme un ciel sans voûte.

Peut-être seulement nous en irons nous de nous

se lira l’amour ayant eu été (…) between the flowers.

HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE

(LÉTHÉ)

Déjà en pâtir : André Chénier. Début du symbolisme. 1909. Victor Segalen. Début du symbolisme. José Maria de Heredia. La feuille se casse, d’être « dorée». Puis Conflit. Ça ne s’assagit pas.

André Chénier – Les grecques et les latines, féminines ! Début du « vol gerfaut » ? La feuille cassée en deux, le geste de « feuilleter » est conservé, sans verso seul. Album de cecis, de celas. Briques et tuiles.

L’I, dis-le : Chateaubriand élève, De Rousseau. Perfection de sens. Une incomprise douleur « dore » les pas de porte. Un rien a fait mieux, devançant toute suite.

Un signe, un absent, un berceau ; le seuil d’un « chien » : Dante Gabriel Rosseti brûle en enfer. Derechef le début. Un rien qu’indifférent bât, sans être empêché de battre. Blessée Beauté. Entre milieu et centre, un verbe feint : « citations » d’Egmont.

Après l’époque de dérivation (Rimbaud
(   ) Lautréamont (    ) Sade (    ) Bataille (    )

Artaud  (    ) ), on arrosa et embellit. La lèvre de la terre et la lèvre du ciel, ne pure, une, i, coi baiser.

Salut à plusieurs hydres : j’abaisse Jabot ; jaloux, J’abaisse edmont Jabot, jeune voix.

Ou va, ou bien. « Les oiseaux ». doré comme les oiseaux, rien comme les oiseaux, seul comme les oiseaux, i comme les oiseaux, métaphore comme. Lecture : Les lis des champs et les oiseaux du ciel.

Est-éthique : « ou » contre « hier ». B.recht, sur l’étagère de Staël. D’où un blanc, couleur contraire ? Une fenêtre, émue, ouvre au ciel, se détachant sur la tuile. humaine. « île en soie ».

Racine : 1 500 mots. Pérec : une lettre en moins. Baudelaire : Les phares. nevermore s’apparente.

VIRGILIE

I have no past

but a pass

for passing through the path

which is my witch.

Aîné : entends qu’accidenté

entre le taon de l’enveloppe humaine

et le tant inactivable du désir,

gelé où s’est tue l’histoire, ô lu…

or virgule mi.

Eau : delà d’un seuil, entends couler

la flûte de la voix – son commencement est l’uni vert.

Un monde clos rythme les palpitations des côteaux.

Dans les suspensions du brouillard de l’aube

dort une âme, obscur délivre… la souterraine retenue.

Pour un livre lu, combien d’iambes morts, non élus ?

Cime, terre.

Liber, libris. Dépouillé du songe maternel,

il s’endormit sous une ligne de l’Énéide,

réveillé par la verdeur du prochain vers.

Sino ouvra le cheval. Dido

refermit deux fois la même plaie.

Du temps se tend, dé à rompre l’âme,

– au chant.

Le Pô, non le fleuve,

où scintille la langue de si.

Ille descendit le Mississipôtamie.

L’aure Virgile mie.

Number & notes :

four, mi.

18 lettres à ma fille / lettre des 80 ans

2010 février 21
by Arnaud Friedmann

pas de lettres publiées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 19
by Marta Orlando

roulotte verde

In « Architecture and disjunction » Bernard Tchumi propone una nuova triade in sostituzione di quella vitruviana.

Spazio, evento e movimento, secondo l’architetto svizzero costituirebbero oggi chiavi di lettura molto più adatte di una firmitas ormai superata sia nel suo significato di solidità che in quello di aspirazione all’eternità, di una utilitas difficilmente discernibile nel continuo cambiamento di usi e obiettivi, di una venustas inafferrabile e ampiamente emarginata dallo stesso campo di riflessione artistica.

La nozione di evento, con il suo carattere mutevole e aleatorio, mette in crisi ogni idea di forma espressa attraverso assetti definitivi, ponendo in rilievo quello che accade e soprattutto quello che può accadere in un qualsiasi spazio, anche al di là delle previsioni.

È evidente, in questo sforzo di trasformazione della disciplina, non solo il tentativo di mantenersi in contatto con una realtà in costante e accelerata mutazione evolutiva (cfr. Paul Virilio,A landscapes of events), ma anche di ampliare la capacità dell’architetto di rispondere a situazioni che sfuggono alle sue capacità di comprensione e intervento. Si tratta di un approccio che rispetto al sistema di sicurezze che regge la pratica del progetto architettonico risulta tanto destabilizzante quanto aperto a nuovi sviluppi, dove alla intenzione di suddividere e confinare si sostituisce la ricerca e l’amplificazione del possibile, dell’inaspettato.

Text and picture by Marta Orlando.

VAN DE CASTEELE Arnaud, Artemisia Absinthium Revival – en quête du goût perdu – sociologie et anthropologie des pratiques de production, de consommation et des processus de construction patrimoniale et identitaire autour de l’absinthe. (Code thèse : V0008063)

2010 février 16

« Une rhétorique pour en parler de façon relativement ouverte mais assez discrète. »

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« Tout s’apprête comme un spectacle. »

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« On a des opalescences qui se forment et on appelle ce moment-là, le moment du trouble. »

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« Il y a une fierté à reconnaître cette plante comme attachée au terroir. »

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Consulter le site absinthologique d’Arnaud Van de Casteele

T256 / éclair [ ] foule

2010 février 15
by laurentchambert

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éclair [

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

Persistance 1 (27)

"Persistance(s)" (sélection), 2010

] foule

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«L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.»
Marcel Proust – Extrait de A la recherche du temps perdu

Je n’ai plus en mémoire le cheminement de pensée qui m’a conduit à lier éclair et foule. Cette proposition sans résultat demeure une opération en appel de son effectuation. La réalité peut être éclairée à la lumière du passé, ici, la tournure proposée engage délibérément l’expérimentation, l’épreuve à venir. T256 pose comme l’un de ses enjeux l’idée d’outil ; les combinaisons sont comme des paires asymétriques, les lames d’un ciseaux, le marteau arrache-clou, les yeux d’un visage. L’influence prégnante et grandissante du technologique conforme notre usage du langage et nous incline finalement au littéral, à l’adéquation du sens avec le mot. Il y a certes contradiction avec le fonctionnement même de l’imaginaire classique pourtant une nouvelle sensibilité est possible avec le déploiement dans un mouvement, la transversale, le déplacement via une dimension originale. De l’un, l’autre, le pendule voyage. Un mot trouve souvent sa correspondance visuelle, l’imposition de sa représentation, son illustration. L’image pose depuis longtemps la problématique du temps, de son écoulement inexorable et fatal. Faire un « arrêt sur image », une prouesse technique qui fascine l’homme bien avant l’invention photographique avec l’expérience de la représentation – du latin repraesentare « rendre présent ». Les arts majeurs ont démontré leur résistance à l’illusion jusqu’à l’ère de la reproductibilité technique renversante. L’adéquation idéalisée entre original et copie permet à l’image de l’emporter. Elle ne demeure pourtant que l’emballage de l’imaginaire même si elle prétend en être un aboutissement. Une échappée possible, une combinaison sans résultat, c’est le regardeur qui fera l’oeuvre. *

Laurent Chambert

* «Somme toute, l’artiste n’est pas seul à accomplir l’acte de création car le spectateur établit le contact de l’œuvre avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif.» Marcel Duchamp

18 lettres à ma fille / chapitre 18

2010 février 14
by Arnaud Friedmann

Ce texte participe d’un atelier d’écriture en ligne

/ proposé par Arnaud Friedmann.

/ vous pouvez connaître la règle du jeu ici, si vous souhaitez participer et rédiger la lettre des quatre-vingt ans, en adressant votre texte avant dimanche 21 février à 19h.

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Le dernier jour. Quand j’étais gosse, les derniers instants étaient toujours les meilleurs. Aujourd’hui, dernier jour. Béatrice joue. Jouera demain. Prononcera « papa » en regardant sa mère. Apprendra à ne plus utiliser ce mot. A se protéger des larmes dans les yeux de Nathalie.

Le dernier jour. Tout à l’heure, dernière lettre. Ma main tremble. Un vieux qui écrit à une vieille. Un père de trente-trois à sa fille de quatre-vingt.

Madame. Je ne peux pas m’adresser à cette femme de quatre-vingt ans autrement. Madame, quand vous lirez cette lettre, vous aurez deux fois et demi l’âge que j’avais quand je vous ai quittée. C’est presque drôle, mais je ne souris pas. Je serre mes doigts douloureux sur le stylo. Madame. Je ne peux faire autrement que de vous vouvoyer. Je ne connais rien de vous, c’est pourtant vous que j’aurai le plus aimée.

Le dernier jour. Pas la force d’être en révolte. A quoi bon cette existence dépensée ?

Les yeux me brûlent. J’ai hâte que tout soit fini. Je ne tiens plus que pour achever la dernière lettre. La signer, de mon prénom. Pas papa. Les vieilles de quatre-vingt ans n’ont plus de papa depuis longtemps.

Vers quatre heures, les ambulances. La mère de Béatrice.

Dans l’ambulance, je ne me retournerai pas. La nuque me fait trop mal.

Je ne me retournerai pas. A quoi bon se retourner ?
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18 lettres à ma fille / lettre des 50 ans

2010 février 14
by Arnaud Friedmann

pas de lettres proposées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 12
by Marta Orlando

la chanson des vieux amants (bw print, 35x50 cm, 2008)

Panta rei. 

Un aspetto fondamentale nel processo di cambiamento del modello abitativo  è legato all’apertura della nostra cultura tradizionale alle influenze provenienti da altre culture, come quella americana o orientale, che la velocità dei mezzi di comunicazione e il sistema economico ormai organizzato su scala mondiale e non più legato alle economie locali hanno reso più vicino.

Si sono quindi sostituiti ai valori classici di stabilità e curabilità, da sempre legati all’architettura, nuovi concetti come temporaneità, flessibilità e mobilità.

La casa contemporanea può facilmente diventare una dimora temporanea, emblema della mobilità che caratterizza la nostra epoca.

Di conseguenza l’uomo, in funzione della temporaneità diventa, o ritorna nomade, attraversa quotidianamente frontiere culturali, fisiche ed immateriali, per adeguarsi alle condizioni di flessibilità di vita e di lavoro.

La trasformazione della vita quotidiana e la natura delle forme urbane diventano i fulcri della contestazione portata avanti da gruppi come il Team Ten, o i Situazionisti, o singoli come Buckminster Fuller e Yona Friedman.

Si ricercano nelle loro esperienze  nuovi modi di vivere e di abitare lo spazio fisico, una maggiore partecipazione e comunicazione che portino alla creazione di una società nuova, finalmente svincolata dalla rigidità propria del movimento moderno e più vicina ai sensi.

Text and picture by Marta Orlando.

Chateaubriand et moi sylphide réalisée, par Antonin-Tri Hoang (saxophone) et Elena Andreyev (violoncelle) – PRESENTATION

2010 février 8

Chateaubriand et moi sylphide réalisée est un atelier d’improvisation musicale dont  l’allume-gaz  est le volume des Carnets de Marcel Proust paru chez Gallimard (2002).

Véritable mine poétique, rythmique, électrique, ces carnets sont l’expression d’une extraordinaire activité mentale. Quel est le son de cette activité, se demande-t-on à la lecture de ces carnets qui excitent un vouloir-entendre peu commun.

Nous choisirons à chaque rendez-vous  quelques fragments au hasard et qui seront les titres de nos improvisations.

Nous livrerons, à chaque rendez-vous, 2 à 5 « objets musicaux » d’une durée variable allant de 12 secondes à 12 minutes.

Nos séances seront enregistrées « en atelier », avec du matériel simple.  Pas (ou infiniment peu) de montage, à peine d’habillage.

Différence d’instrument,  de génération, de background musical, c’est  résolument  ce qui musicalement nous lie, par le biais de nos oreilles (comme porte-voix mentaux), que nous comptons explorer et fabriquer ici.

Antonin-Tri Hoang, Saxophone

Elena Andreyev, Violoncelle

A partir de fin février-début mars.

18 lettres à ma fille / chapitre 17

2010 février 7
by Arnaud Friedmann

Ce texte participe d’un atelier d’écriture en ligne

/ proposé par Arnaud Friedmann.

/ vous pouvez connaître la règle du jeu ici, si vous souhaitez participer et rédiger la lettre des cinquante ans, en adressant votre texte avant dimanche 14 février à 19h.

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Ne vis plus. Sors Béatrice de son lit, la nourris, la regarde jouer. Néglige ses changes. Ne tiens que pour l’antépénultième lettre. Puis pénultième. Puis ultime, et enfin hôpital, repos, mort. La vie qui pèse à la fin, pas la peur. Presque hâte.

Effort pour regrouper l’énergie pour écrire. Trois lettres encore. Me suis empêché d’appeler la mère de Béatrice, abandonner tout de suite.

Laissé un message sur le répondeur d’Angélique. A dix heures, pour lui demander de ne pas venir. De ne plus venir.

Onze heures, pas venue. Déception. Puis, plus rien. Pas honte de ce que j’inflige à Béatrice. Rien que l’attente des lettres, et la hâte de la mort.

La fin des douleurs.
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18 lettres à ma fille / lettre des 33 ans

2010 février 7
by Arnaud Friedmann

pas de lettres proposées par les internautes cette semaine.

la tentazione di abitare

2010 février 5
by Marta Orlando

contenitore

Nell’epoca della postmodernità o della surmodernità, per dirla con Marc Augè,  lo spazio è stato privato della propria storia. Il disprezzo o l’indifferenza per il vissuto dei luoghi, hanno promosso gli spazi a luoghi di consumo premeditato, di attese preconfezionate, di desideri effetto random. L’identità pubblica di una chiesa è la tabella indicante nome e secolo, la spiegazione dettata da una guida turistica virtuale per mezzo di auricolari, un quadro di cui si ha avuto già notizia leggendo un libro d’arte o un saggio critico.

Il paesaggio non viene più vissuto, ma attraversato, e ci si imbatte sempre più frequentemente in edifici che possiedono solo una pelle, che configurano questo paesaggio, in contenitori senza destinazione d’uso, vuoti, bianchi e perfettamente inutili.

Quintali di cemento e ferro sono lì in attesa di un completamento,ci si chiede, a distanza di anni perché siano stati costruiti, o perché non vengono smantellati, eppure rimangono lì, immobili a dare forma a luoghi che resteranno modificati per sempre.

Edifici come questi sono emblematici della condizione dell’uomo contemporaneo, lo spazio vuoto è lo spazio in cui ritrovarsi,  annulla ogni imperativo, disorienta la storia, prospetta una via di fuga.

Proust abbandonando la casa materna è angosciato, l’uomo postmoderno vuole curare Proust , e ha messo a punto una visione che annulla le differenze, che soddisfa le aspettative, che vince l’angoscia, l’horror vacui,la globalizzazione imperiale dei valori del mondo postbellico.

È difficile che un progetto sia istituzionale che urbanistico riesca a controllare e a regolamentare il caos delle periferie, uno dei contributi di rilettura di questi tessuti sono affidati puramente all’attraversamento di questi vuoti, e all’interpretazione intellettuale che può scaturirne. Ancora una volta ci troviamo di fronte a liquidi amniotici, difficili da gestire, la cui vera vocazione potrebbe essere proprio quella del Caos di Esiodo.

Text and picture by Marta Orlando.

10 Révolutions (135-134) / Pierre Vinclair

2010 février 4
by Droit de Cités

Révolution 135

Faut-il s’en émouvoir ? Certains, là-bas, suivent encore le Guide.

Derrière les hauts murs de leur ville, ils mettent au point ces armes que nous possédons depuis longtemps, avec lesquelles nous ne voulons plus jouer. Ils peuvent, dès lors, s’engager dans cette guerre qu’ils gagneraient peut-être – ils ne parviendront pas, lorsqu’ils franchiront leurs portes solides, hurlant dans cette langue que nous n’entendons plus (qui fut celle de nos pères, dont nous ne jurerions pas qu’il n’y a pas là qu’un cri, animal), à reconnaître leurs ennemis, s’ils les rencontrent ; car nous avons changé. Nous oublierons d’ailleurs leurs torts, s’ils acceptent d’abandonner leur masque, de disparaître dans la peau. Voilà bien longtemps, quant à nous, que nous n’acceptons plus pour guides

que des porteurs de bidons d’eau. Car nous lisons l’avenir dans les ouragans.

Révolution 134

Sapience avance. Sous peu, nous saurons imiter les tremblements de Terre.

Pour l’heure, essayons de comprendre ; tremblerait-elle de peur, ou signifierait-elle une colère ? demandent les traducteurs du peuple au Président. Ce dernier, c’en est un, pose son menton sur le poing, fronce les sourcils, et répond la voix grosse d’un oracle que ce n’est pas cette Terre à jamais immobile : mais c’est vous, gronde-t-il, c’est vous qui tremblez, lorsque mes soldats blancs tordent un bras au grand corps collectif qui vous contient, et que vous percevrez, bientôt, comme une prison. Nous rangeons nos micros, sans oser demander le nombre des cadavres qui, cette année, arroseront les sols d’un sang s’égouttant dans les grottes où l’uranium attend. Le sang

le salira, l’uranium. Le sang l’enrichira.

A K. à Q. à C. et à tous les codes / Pierre Le Pillouër

2010 février 4
by Droit de Cités

à K. à Q. à C. et à tous les codes

Envie depeur de me perdre

peur de l’envie de preder me avec de ces airs

de me reprendre et pendre et reprerdre dans la forêt parce que je sais où je vais :

dans la forêt ferrer et

faire

Forer.

For ever.

And For Eve.

D’entre l’antre où hante

le sanS des bêtes le sans rien qui sue

le travail

d     ans les fourrés tueurs

avec ces corps d’abel à chialer tant de remords

quand un ne devrait pas mourir

qu’est-ce qu’on donnerait tout de suite là

hein

pour qu’iiiiiiiil

ne meure pas ?

Ballotté par des chagrins bien plus inadmissibles

des écorchures de rien

ou le désir qui lance

l’influençable compagnon de déroute veut tout de même

célébrer

et la limande et le tout et le radis

le mot premier venu

rose rouge qui tourne

roue et rouée

C’est du départ qu’on a tous dans nos poitrines ?

tout signe est charnel

toute chair est signante

W hy have you

H ung

Y ourself ?

L’explosante fixe (sur Pierre Bruno) / Bernard Noël

2010 février 4
by Droit de Cités

Ce texte de Bernard Noël a été écrit pour préfacer un recueil plus vaste intitulé « Histoire de la littérature ».

EAU « ASIE » (prochainement en ligne sur Droit de Cités) est la première partie de ce recueil.

L’EXPLOSANTE FIXE

La lecture est une pratique désespérée : voilà un constat de Mallarmé dont on ne tient compte aujourd’hui ni pour lire, ni pour écrire. Il a surgi devant ce titre de Pierre Bruno : Histoire de la littérature, et à peine avance-t-on dans les pages qui suivent, que ce constat résonne sourdement autour de chaque texte en appelant cette autre pensée : «  L’humour est la politesse du désespoir » ! Comment peut-on écrire sans qu’écrire soit la conséquence de lire ?

Ou bien on fait de la littérature en instrumentalisant ce qui, une fois lu, l’est une fois pour toutes ; ou bien on n’en finit pas d’interroger dans le lu ce qui ne sera jamais relu de la même façon, et ce jusqu’au désespoir actif. « Ca ne s’assagit pas », constate Pierre Bruno. Mais qu’est-ce qui l’occupe sans répit alors qu’il semble poser toujours sa plume au bout de quelques lignes, quelques vers, et ne la reprendre que de loin en loin ? L’étonnant, dans son livre, est que d’emblée le fragment annonce une continuité, ou qu’en fait il l’appelle, et plus étonnant encore que cet appel agisse à rebrousse-temps – donc vers l’histoire -, et dans le fil du temps – donc vers l’avenir que secrète devant soi tout texte en s’écrivant.

Il y a de la finalité dans ce mouvement mais pas de finitude, ce qui change complètement l’enjeu du livre puisqu’au lieu d’aller vers la compensation, il avance dans le plaisir de sa propre dépense et en jouant de la gravité pour la jeter à ce que l’un de ses prédécesseurs appela  « les quatre vents de l’esprit ». C’est que la chose grave n’est jamais sérieuse aux yeux du lecteur désespéré de telle sorte que tout doit être traité légèrement, et par exemple dans le court-circuit du jeu de mots que Pierre Bruno déclenche à merveille : « Salut à plusieurs hydres : j’abaisse Jabot ; jaloux, j’abaisse edmond Jabot, jeune voix. » Le tout est de provoquer l’étincelle sans tomber dans la grillade : incendier l’esprit dépend de la vitesse de propagation : il s’agit d’éclaircir d’un coup et non pas de détruire.

Pierre Bruno excelle dans l’allusion, laquelle est un acte bref mais qui, au contraire de celui que qualifie d’ordinaire cette expression, a la vertu d’illuminer quand il s’exerce dans l’espace mental. Cette allusion raccourcit les distances quand elle s’amuse de l’Histoire ou des Œuvres. Elle peut aussi opérer des rapprochements incongrus, qui font fuser les différences ou exploser les incompatibilités. La conflagration verbale qui s’en suit paraît toujours minime (ou minimale), cependant gardez-la en tête un peu plus de temps qu’il n’en faut pour la lire et vous sentirez le souffle de l’explosante fixe ;

Pour un livre lu, combien d’iambes morts, non élus ?

Cime, terre.

La lecture est un massacre et un enterrement perpétuels de pans entiers de textes lus : l’ignorer, c’est pratiquer une lecture illusoire, celle des « cimes » ; en avoir conscience, c’est revenir sur « terre ». Combiner les deux, c’est se promener dans un cimetière en ne prêtant son attention qu’aux noms connus ou aux plus belles stèles. Il faut à tout moment dégeler le désir ou l’attention et rien de mieux pour cela – « Ô lu «  – que d’activer la présence de la lettre ou de la syllabe. Là, dans le roulement discret de ces osselets du vers ou de la phrase, survient un coup de dés verbal discret, qui rompt l’assurance du lecteur et le remet dans le vers, la phrase et le texte. Toute lettre détachée par ce roulement provoque en nous la minuscule fente mythique par où l’œil voit soudain l’étendue textuelle et la difficulté de l’envisager toute. L’art de Pierre Bruno consiste à construire une marqueterie de détails suffisamment significatifs pour qu’ils fassent exister un tout dont la présence, bien que virtuelle, convoque la réalité imaginaire qui est la terre de la poésie.

Mais voici, pour re-commencer, la citation complète de Stéphane Mallarmé, qui a son origine dans « La Musique et les Lettres », Divagations, Poésie/Gallimard 1976, p. 355 : « Strictement, j’envisage, écartés vos folios d’études, rubriques, parchemin, la lecture comme une pratique désespérée … »

Bernard Noël